Samedi 8 janvier 2011 6 08 /01 /Jan /2011 14:27
Il a été démontré que, dans la grande majorité des cas, les nageurs les plus efficaces étaient ceux dont l'amplitude de nage était la plus grande: c'est à dire ceux qui mettaient le moins de coups de bras pour couvrir une certaine distance.
Cela s'appelle l'amplitude.
De l'amplitude à la glisse, il n'y a qu'un pas.
Certains déduisent de cette importance de l'amplitude qu'il faut chercher à allonger le plus possible sa nage en cherchant la glisse au maximum afin d'augmenter la distance parcourue par cycle de bras.
Dans l'eau, on ne glisse pas vraiment en fait ! avant tout, on décellère du fait de la très grande densité de l'eau. Le nageur doit chercher à déccélerer le moins possible car cela demande beaucoup plus d'énergie d'accélérer que de maintenir sa vitesse.
L'écueil de la recherche de glisse est justement la décéllération. Il ne faut donc pas confondre amplitude et glisse.
L'amplitude c'est avant tout le fait d'arriver à tirer avantage au maximum de son anatomie (et principalement de la souplesse de ses articulations) pour couvrir une grande distance par coup de bras. Ainsi la capacité de l'épaule à s'étirer devant soi est typique de cette recherche d'amplitude.
La glisse c'est le moment qui suit l'extension des articulations durant lequel le nageur sans réel mouvement se laisse glisser sur l'eau, enfin pas glisser: déccélérer!
Le nageur a tout intérêt à chercher l'amplitude sans tomber dans le travers de chercher la glisse.
 
Truc: si vous nagez dans un bassin pas trop profond, prenez comme point de repère les lignes du fond du bassin pour estimer si oui ou non vous nagez à vitesse presque constante (imaginer un objet avancant à l'aplomb de votre tête tiré par une corde à vitesse constante) ou si au contraire vous nagez par à coup.
Par Solarberg - Publié dans : Crawler juste
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Samedi 8 janvier 2011 6 08 /01 /Jan /2011 14:26
Il est illusoire pour le nageur de vouloir travailler efficacement sa propulsion s'il ne maîtrise pas au préalable :
  1. l'horizontalité,
  2. la rigidité,
  3. l'hydrodynamisme et la respiration,
  4. le roulis.
Car la plus grande partie de la force déployée pour se propulser sera gaspillée pour lutter contre les trop grandes forces de frottement qu'il créera.
Dans une grande mesure, le roulis seul va permettre au nageur d'avancer sans vraiment devoir se concentrer sur la propulsion des bras en soi. Une fois la main placée devant soi, le simple fait d'accrocher l'eau puis de faire passer son poids sur le côté opposé par le roulis va générer la propulsion (dans le style du crawl Total Immersion).
La première clé de la propulsion, c'est donc le placement du bras dans l'eau pour permettre une bonne accroche. Ce mouvement va être guidé non pas tant par la main que par l'épaule. En effet, c'est l'épaule qui va servir de point de levier pour exercer la plus grande partie de la force de propulsion; comme pour soulever un poids en utilisant un levier, le placement du point de levier (l'épaule) est tout aussi important voire plus que le placement de l'extrémité du bras de levier (la main).
Il faut penser à avancer l'épaule devant soi pour qu'elle vienne près du côté du menton, en utilisant l'articulation de l'épaule (truc: visualiser le petit enfant qui s'étire pour essayer d'aller appuyer sur un bouton ou tirer une poignée placée trop haut pour lui). Pendant cet étirement, le reste du bras est relâché et la main également afin de prendre conscience du flux de l'eau. Ensuite après avoir formé cet arc de cercle avec le bras, accompagner le roulis en traçant avec la main une droite parallèle au corps. C'est la manière la plus simple d'aborder ce geste. Ensuite, au fur du perfectionnement, on peut affiner le trajet de la main en cherchant à ressentir le mieux possible l'appui sur l'eau. Bien sentir cet appui ne veut pas dire contracter ses muscles. Le geste doit être relâché.
Durant la phase sous-marine, la main va rester près du corps car le coude doit se plier ; on doit chercher à garder le coude "haut" c'est à dire près de la surface de l'eau. Combiné au roulis, ce coude haut permet d'avoir un mouvement dont le point de levier est l'épaule et pour moteur les muscles dorsaux et les pectoraux, geste qui a le meilleur rendement. Si le coude est bas, et le roulis plus faible, le nageur va avoir tendance à utiliser avant tout les muscles de l'épaule pour avancer. Ces muscles sont beaucoup moins puissants que les dorsaux et les pectoraux. Si vous ressentez des brûlures dans vos épaules en nageant, c'est vraisemblablement que votre roulis est insuffisant et votre coude trop bas.
Par Solarberg - Publié dans : Crawler juste
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Samedi 8 janvier 2011 6 08 /01 /Jan /2011 14:22

Quand on parle d'horizontalité, on évoque le fait d'adopter une position horizontale sur le côté. Pour cela, le corps doit effectuer un roulis: c'est le mouvement qui consiste à faire basculer le corps d'un côté sur l'autre.

 

Pour un débutant, il est important de maîtriser ce roulis car il va lui permettre:

- de mieux maîtriser la position horizontale sur le côté: il est plus facile de flotter horizontalement en se positionnant légèrement sur le côté, plutôt que sur le ventre,

- d'augmenter son allonge: en roulant le corps, cela permet d'aller chercher un peu plus loin avec la main devant soi que si l'on nage le ventre et les épaules à plat,

- de mobiliser des muscles plus intéressants à utiliser que d'autres en crawl car plus nombreux et surtout plus puissants: le roulis des épaules va permettre d'utiliser non pas tant les muscles de l'épaule pour bouger son bras mais les dorsaux et les pectoraux, ce qui sera beaucoup plus puissant et efficace,

- de pouvoir nager en utilisant son poids comme moteur, au moins partiellement: le roulis va consister à faire passer son poids d'un côté et de l'autre; cela va générer une force de traction en retour au travers du bras d'appui (si le placement du bras est correct et le timing du nageur également).

 

Quelques trucs:

- au départ, ne pas hésiter à forcer le roulis en cherchant à pointer son nombril vers les côtés du bassin;

- penser à bien utiliser son bras avant pour bien équilibrer son roulis;

- bien penser à ne pas croiser le bras devant soi (le bras ne doit pas croiser la ligne médiane du corps ;

- la main droite ne doit pas se retrouver du côté gauche du corps et vice-versa) et en cherchant à tendre le bras droit dans l'axe de l'épaule ou très légèrement sur le côté.

 

Roulis ou torsion ? That is the question !

Le roulis est aussi important pour le nageur confirmé mais d'une manière un peu différente de celle du nageur débutant:

- le roulis des épaules reste tout à fait fondamental et une composante très importante d'un bon crawl : il permet une plus grande allonge, l'utilisation des muscles les plus efficaces et un risque de blessure moindre de l'épaule (qui est moins sollicitée).

- le rôle du roulis du bassin doit être affiné: en effet, un roulis trop important du bassin risque de compliquer l'équilibre de la nage et de réduire l'efficacité du battement dans une certaine mesure, mais surtout de réduire la possibilité du nageur d'utiliser la puissance des muscles du tronc.

Un bassin dont le roulis est moindre que celui des épaules va en revanche créer des avantages intéressants:

- il va permettre de mieux fixer le battement des jambes,

- et surtout il va contribuer à créer une torsion entre le bassin et les épaules: cette torsion va permettre l'acculumation d'une énergie élastique qui sera transformée en énergie cinétique au travers du bras propulseur. Cette torsion est l'une des clés de la puissance du nageur.

Pour comprendre l'importance de cette torsion, l'exemple du golf peut être une bonne illustration: en golf, lorsque le joueur frappe la balle, il a déplacé ses épaules et son bassin de manière décalée: ce décalage va générer une tension dans le haut de son corps. Lorsque le club redescend, il ne se contente pas d'utiliser la seule force d'apensateur pour frapper la balle mais il décale son bassin et les épaules en retour pour transformer l'énergie élastique en énergie cinétique. Il a été prouvé que les golfeurs au swing le plus puissant ne sont pas les plus musclés mais ceux dont l'angle de rotation des épaules a la plus grande différence avec l'angle de rotation du bassin: si l'on imagine le tronc d'un golfeur comme un ressort, on comprend bien que moins le bassin ne bouge et plus les épaules tournent, plus le ressort sera tendu et générera une force plus grande en retour.

C'est un peu la même chose dans le cas de la propulsion du nageur: pour cela, il est important de ne pas avoir un roulis du bassin exactement similaire à celui des épaules (tant en terme d'amplitude qu'en terme de timing).
La torsion du nageur confirmé est également généré grâce aux battements de jambes qui vont jouer un role de fixateur (similaire dans une certaine mesure aux pieds du golfeur qui restent plantés sur le sol).


Quelques trucs:

Pour prendre conscience de l'énergie élastique que l'on peut accumuler grâce à la torsion du haut du corps, l'éducatif du "requin" est particulièrement intéressant: avec une planche coincée entre les jambes, nager avec un fort roulis des épaules tout en veillant à faire osciller la planche le moins possible en fixant le bassin. On sent alors la tension dans la chaine abdos + dorsaux juste avant l'appui de la main dans l'eau et la force cinétique en retour.

Par Solarberg - Publié dans : Crawler juste
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Samedi 8 janvier 2011 6 08 /01 /Jan /2011 14:20

La quatrième composante d'un bon crawl c'est la rigidité du corps. Imaginer un bateau désarticulé composé de trois parties indépendantes juste reliés par un fil; en mouvement, ce bateau passerait son temps à partir dans tous les sens soumis aux différentes forces qu'il rencontrerait. Afin d'éviter trop de déperdition d'énergie, il faut que le corps soit tonique et rigide. C'est particulièrement important en ce qui concerne la partie basse du tronc qui constitue le lien entre les bras et les jambes, les deux éléments propulseurs du nageur et cela va de pair avec une bonne allonge. Cette tonicité va s'avérer d'une grande importance dans la phase de propulsion. 

Quelques trucs:

- bien penser à se grandir dans l'eau;

- penser de temps en temps à forcer la contraction des abdominaux pour bien saisir l'effet de cette contraction sur la rigidité du corps; c'est un éducatif: il ne s'agit pas de nager en temps normal avec les abdos trop contractés.

- nager un pull-buoy coincé entre les chevilles (et non pas les cuisses comme on le voit souvent); cela oblige à bien garder les abdos tendus.

Par Solarberg - Publié dans : Crawler juste
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Samedi 8 janvier 2011 6 08 /01 /Jan /2011 14:20
La troisième composante du crawl (après l'horizontalité et la flottaison) est l'hydrodynamisme.

L'eau est mille fois plus dense que l'air. Afin d'avancer avec le moins d'effort possible, il faut que le nageur réduise au maximum les forces de frottement dans l'eau.

Pour cela, il faut que le nageur adopte la position la plus hydrodynamique possible. Son corps doit offrir le moins de résistance frontale possible à l'eau.

Pour cela, il faut:

- qu'il privilégie une position avec le bassin et les jambes bien dans l'axe horizontal du tronc et de la tête ;

- une surface frontale réduite: cette surface correspond principalement à la tete et aux épaules (dans la mesure où le nageur place son bassin et ses jambes horizontalement dans l'axe du tronc); il faut donc penser à être étroit sur l'eau, ce qui demande beaucoup de souplesse dans l'épaule.

- une position la plus allongée possible sur l'eau : un forme longue et fine a une meilleure pénétration dans l'eau qu'une forme trapue et ronde.

La respiration doit s'intégrer dans la recherche d'hydrodynamisme. Le timing de la respiration doit être en phase avec le roulis des épaules et du haut du corps. La tête n'a dès lors pas besoin de se relever pour respirer. Cela permet à la tête de rester près des épaules même durant l'inspiration et donc d'éviter trop de perte d'hydrodynamisme. Il faut expirer dans la mesure du possible tout le temps de l'immersion de la tete dans l'eau afin de pouvoir remplir ses poumons le plus possible lors de l'inspiration : la nature a horreur du vide: si vos poumons sont vides, ils se rempliront quoiqu'il arrive.

Quelques trucs:

- penser à bien s'allonger sur l'eau: pour cela, nager avec un certain décalage dans le timing des bras peut être intéressant : on parle de nage en semi-rattrapé: dans ce type de nage, alors que le bras avant est allongé devant, l'autre bras est encore lui aussi devant la tête; cela a pour effet d'augmenter la durée pendant laquelle le nageur est le plus allongé sur l'eau.

- penser à coller votre épaule au bord de votre menton lorsque le bras est tendu devant: le fait de bien utiliser la souplesse de l'articulation de l'épaule pour amener l'épaule au dessous de son tronc permet de réduire très sensiblement la surface frontale d'avancement du nageur. Il faut chercher à fermer au maximum l'espace entre l'extrémité de l'épaule et le visage.

- se forcer à inspirer un tout petit peu de temps après le moment dicté par votre instinct. Naturellement le nageur cherche à inspirer relativement rapidement une fois que la main avant entame sa poussée dans l'eau; or, à ce moment, l'épaule n'est pas encore en phase haute dans le roulis; le nageur doit donc légèrement dégager sa tête. Le fait de s'appliquer à attendre quelques dixièmes de secondes pour chercher l'inspiration permet d'inspirer en bénéficiant au maximum du roulis et de la vague générée par le nageur. Penser à garder la tête le plus possible collée à l'épaule sous-marine durant cette phase.

Photo: illustration d'une nageuse collant son épaule à sa joue en face d'extension avant, avec une expiration par le nez.

Par Solarberg - Publié dans : Crawler juste
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